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© Gwenaël Magne

Photographier vos observations n’est pas une mince affaire ! Voici quelques conseils pour rendre la séance plus efficace.

La faune du sol comprend des espèces très petites, certaines sont très rapides, sautent, et ne nous faci­litent pas la tâche ! On se demande souvent : combien de photos dois-je prendre ? Sous quels angles ? Quelles photos publier en prio­rité ?

Dans le programme Qubs, les photos permettent l’iden­ti­fi­ca­tion des spéci­mens obser­vés, l’as­pect esthé­tique est un plus. Nous allons synthé­ti­ser ici quelques conseils simples pour que vos photo­gra­phies vous permettent d’iden­ti­fier au mieux les orga­nismes que vous obser­ve­rez !

S’ins­tal­ler confor­ta­ble­ment pour photo­gra­phier sa collecte

 

Pensez à prépa­rer votre maté­riel. 

N’ou­bliez pas l’échelle : dépo­sez une pièce dans le fond du réci­pient ou placez une feuille de papier milli­mé­tré dans le fond du réci­pient ou en dessous si vous avez un réci­pient trans­pa­rent. © SOLEYNE – Qubs

Certains orga­nismes sont très vifs, peuvent sauter, s’échap­per, rendant la séance photo parfois spor­tive. En prépa­rant son maté­riel, on peut simpli­fier cette tâche :

  • Appa­reil photo ou smart­phone
  • Réci­pient large trans­pa­rent ou de couleur clair (avec couvercle si possible) : boite en verre ou plas­tique, bol, assiette creu­se…
  • Une pièce de 10 centimes, du papier milli­mé­trés ou une feuille à petits carreaux (pour l’échelle)
  • une petite loupe (facul­ta­tif)
  • lampe ou flash d’ap­pa­reil photo (facul­ta­tif)
Pour les spéci­mens très petits, n’hé­si­tez pas à utili­ser une loupe ! © TP-BEE-Unis­tra

 

 

 

 

 

Maîtri­sez  au mieux ces quelques para­mètres :

  • La lumière : Dépo­sez votre collecte dans un réci­pient large pour que les spéci­mens s’es­pacent entre eux, vous y verrez beau­coup plus clair ! Choi­sis­sez de préfé­rence un réci­pient trans­pa­rent ou clair, cela vous permet­tra de conser­ver un maxi­mum de lumi­no­sité. N’hé­si­tez pas à acti­ver le flash de votre appa­reil ou à éclai­rer votre collecte avec une petite lampe s’il fait sombre. 
  • La stabi­lité : Instal­lez vous confor­ta­ble­ment sur une surface plutôt plane, sur une table par exemple. Tenez ensuite votre appa­reil photo ou smart­phone à deux mains, cela vous permet­tra de garder une stabi­lité opti­male et de dimi­nuer les flous de mouve­ment. 
  • La mise au point : Essayez de mettre en point sur le spéci­men de manière à ce que la zone de netteté soit la plus large possible. Si les spéci­mens sont très vifs et que vous avez un appa­reil photo, acti­vez le mode sport ou augmen­tez la vitesse d’ob­tu­ra­tion. Pour faire la mise au point sur smart­phone, il suffit géné­ra­le­ment de tapo­ter une fois sur le spéci­men qui s’af­fiche sur l’écran de l’ap­pa­reil photo.

 

Quelles photos ? Sous quels angles ?

Tout d’abord, prio­ri­sez les orga­nismes qui s’échappent faci­le­ment et rapi­de­ment (collem­boles, four­mis…). Une fois qu’ils seront photo­gra­phiés, vous serez plus tranquille avec le reste de la collecte.

Jetez ensuite un coup d’œil à votre collecte et repé­rez les spéci­mens éven­tuel­le­ment iden­tiques. Si vous avez plusieurs indi­vi­dus d’une même espèce, il n’est pas néces­saire de photo­gra­phier chacun d’entre eux, un seul suffit. Comp­tez les, vous pour­rez ensuite préci­ser le nombre d’in­di­vi­dus dans le formu­laire. 

Cepen­dant, si vous avez un doute sur l’iden­ti­fi­ca­tion à vue, photo­gra­phiez un maxi­mum d’in­di­vi­dus, certaines espèces pour­tant diffé­rentes peuvent paraître très simi­laires.

De manière géné­rale, photo­gra­phiez au moins chaque spéci­men en vue dorsale. Ensuite, vous pouvez y ajou­ter une ou deux photos prises sous d’autres angles de vue (de côté, de face, de l’ar­rière, de dessous…). Cette tech­nique permet­tra de maxi­mi­ser les chances d’avoir photo­gra­phié les bons critères !

Exemple : vues dorsale, laté­rale et de face d’une fourmi myrmica (Myrmica) par Esper­luet­te5

 

Si vous avez déjà une idée des groupes auxquels appar­tiennent les orga­nismes que vous venez de captu­rer, voici quelques conseils de photos à privi­lé­gier pour quelques groupes courants : 

Télé­char­gez ce tableau et empor­tez le avec vous sur le terrain : Comment photo­gra­phier la faune du sol.pdf

Pour les très petites espèces (acariens, collem­boles, petits insec­tes…), faites au mieux en rappro­chant au maxi­mum l’ap­pa­reil photo des spéci­mens !

Tri et reca­drage des photos

Lors de cette étape, essayez de garder les images qui sont les plus nettes et qui permettent de voir le plus de critères possibles. Mais ne soyez pas trop perfec­tion­niste, des photos peuvent vous paraître ratées mais permettent tout de même de montrer des critères essen­tiels.

Ne suppri­mez pas tout de suite les photos floues ou que vous pensez ratées : vous aurez peut-être besoin de reve­nir sur des photos moins nettes qui permet­tront parfois de perce­voir certains critères !

 

 

 

 

Une fois l’iden­ti­fi­ca­tion termi­née, n’hé­si­tez pas à reca­drer le plus possible vos photos avec l’ou­til du site, cela faci­li­tera la vali­da­tion des iden­ti­fi­ca­tions par la commu­nauté.

 

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